Chronique KTO radio du mercredi 04 novembre 2026
Bonjour à tous et à toutes, bonjour Simon, voici une originalité qu’il convient de souligner : pour la première fois de son existence, la Commission Théologique Internationale, la CTI, a publié le 2 septembre 2026, son premier document consacré à l’écologie, intitulé : Prendre soin de notre maison commune. Dans le sillage de Laudato si’ du Pape François, première encyclique sociale dédiée à l’écologie, Léon XIV a autorisé la parution, initialement en italien puis depuis peu en anglais, du fruit de travaux menés de 2022 à 2025. Le texte de la CTI prolonge Laudato si’ et Laudate Deum en leur donnant un fondement systématiquement trinitaire, travail qui en effet restait à faire ! Le document répond à la « crise écologique et sociale », « myope et suicidaire », née d’une « triple mutation » : (1) perte de la perception de la nature comme création de Dieu ; (2) une vision anthropocentrique et prédatrice ; (3) le déchaînement d’une crise planétaire. La thèse du document est la suivante : la question écologique est proprement théologique. En effet : la manière de prendre soin de la création est structuré par le rapport à Dieu, mieux : elle le révèle. Composé de trois chapitres, le premier pense la Maison commune, comme œuvre du Dieu trinitaire. Il est à noter que la CTI fait ce que François avait oublié de faire : convoquer l’œuvre de S. Hildegarde de Bingen parmi les sources théologiques de l’écologie intégrale. Il valide également le refrain de Laudato si’, « tout est lié » en disant que « Rien ni personne n’est une monade. Tout est interrelié » pour former « une unique communauté de vie ». Dans le second chapitre traitant de l’être humain dans la Maison commune, la CTI pose deux actes importants. Elle ne reconnait pas l’écocide comme concept valable, mais en revanche confirme l’enseignement de François sur le péché contre le Créateur : le dommage infligé à la nature et le refus du dessein divin faussent ensemble les trois relations – à Dieu, au prochain, à la création – qui nous constituent (n. 97). Le chapitre trois, indique cinq pistes pour prendre soin de la maison commune, dans le soin, ici des quatre relations de l’écologie intégrale, plus une cinquième, la relation entre les religions comme lieu de dialogue favorable dans la reconnaissance de leurs enseignements convergents sur la sauvegarde de la création.
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