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Chronique d’écologie intégrale du 23 septembre 2026, Mémoire obligatoire de Saint Pio de Pietrelcina, prêtre
Francesco Forgione, futur S. Pio de Pietrelcina, et mieux connu sous le nom de Padre Pio, naît le 25 mai 1887 à Pietrelcina, en Italie, dans une famille paysanne et pieuse. L’église le fête le 23 septembre. Dès l’âge de cinq ans, il eut des visions mystiques de Jésus et de son ange gardien. À quinze ans, il entre au noviciat des Frères mineurs capucins à Morcone, où il prend le nom de frère Pio. Malgré une santé fragile, il prononce ses vœux solennels en 1907 et est ordonné prêtre le 10 août 1910 à Bénévent. Sa vie religieuse est déjà marquée par une piété intense et une obéissance sans faille. Après son ordination, S. Padre Pio est envoyé à Pietrelcina, où il vit dans la pauvreté et la maladie. En 1911, il commence à ressentir des douleurs aux mains et aux pieds, préfigurant les stigmates, à l’image de son maître, S. François d’Assise. Pendant la Première Guerre mondiale, il est mobilisé comme infirmier militaire à Naples, mais est réformé en 1917 pour raisons médicales. En juillet 1916, il est transféré au couvent de San Giovanni Rotondo, où il passa le reste de sa vie. Le 20 septembre 1918, les stigmates deviennent visibles et permanents sur ses mains, ses pieds et son côté. Ces plaies, qui saigneront pendant cinquante ans, font de lui un signe vivant de la Passion du Christ, comme le fut Marthe Robin quelques années plus tard. L’apparition des stigmates attire l’attention des médias et des fidèles. Cependant, le Saint-Siège adopte une position réservée : en 1923, un décret du Saint-Office invite les fidèles à ne pas croire aux phénomènes surnaturels liés à Padre Pio. Des enquêtes médicales sont menées, mais les médecins concluent que ses stigmates sont réels et inexplicables. En 1931, les autorités ecclésiastiques lui imposent de cesser toute activité publique. Cette période d’isolement dure jusqu’en 1933, mais les fidèles continuent d’affluer à San Giovanni Rotondo. En 1933, les restrictions sont partiellement levées : S. Padre Pio peut à nouveau célébrer la messe en public et confesser. Son ministère sacerdotal devient alors intense : il passe jusqu’à dix-neuf heures par jour au confessionnal. En 1940, il lance le projet de la Casa Sollievo della Sofferenza, la Maison du Soulagement de la Souffrance, un hôpital moderne destiné à soigner les malades et les pauvres. Malgré les difficultés financières, l’hôpital est inauguré le 5 mai 1956. Aujourd’hui, il reste un hôpital de pointe. À partir de 1959, la santé de S. Padre Pio se dégrade. En 1964, le pape S. Paul VI lève définitivement toutes les restrictions sur son ministère. Le 22 septembre 1968, il célèbre la messe du cinquantenaire de ses stigmates. Dans la nuit, à 2h30 du matin, il rend son dernier souffle. Ses funérailles rassemblent plus de cent-mille personnes. Il fut béatifié par S. Jean-Paul II en 1999 et canonisé en 2002. La vie de S. Padre Pio a été marquée par des phénomènes surnaturels. Tout d’abord comme nous l’avons déjà dit, par les stigmates : ce sont des plaies saignantes, inexplicables par la science ; puis par la bilocation, car il a été vu à plusieurs endroits en même temps ; par la clairvoyance, car il pouvait lire dans les cœurs ; et enfin par des guérisons miraculeuses : des centaines de guérisons lui sont attribuées. En bon capucin et frère de S. François, il était amis des pauvres, attentif à leur clameur. On peut voir que son initiative de création d’hôpital, joint le geste à la parole. L’expérience spirituelle de notre saint est bien incarnée et pas du tout éthérée. Il n’avait pas non plus l’ambition de tout résoudre. On cite souvent de lui cet enseignement : « Fais en sorte que le triste spectacle de l’injustice humaine ne trouble pas ton âme ; elle aussi a sa valeur dans l’économie des choses. C’est sur elle que tu verras un jour s’élever le triomphe infaillible de la justice divine. » Cette parole résonne fortement en moi en contexte de crise écologique mondiale qui se manifeste notamment par des injustices flagrantes : injustices à dimension sociales, car les pauvres sont les premiers à souffrir des conséquences de la crise écologique ; injustices environnementales, car notre planète est bien un pauvre dont il faut désormais prendre soin en tant que chrétien. Mais c’est la fin de la citation que je trouve percutante car elle nous invite à penser la crise écologique n’est pas le dernier mot de l’histoire de l’« économie des choses », le déroulement des événements de ce monde. Non. Même si les conséquences de la crise écologique sont irréversibles et pourront avoir des effets dramatiques sur la vie humaine, ce n’est pas la fin, car « c’est sur elle que tu verras un jour s’élever le triomphe infaillible de la justice divine », et je rajoute, pour la création, en réponse à la clameur de la terre. C’est sur la crise écologique que triomphera le salut de la création en une création nouvelle, et c’est bien pour cela que le chrétien se lève pour agir et défendre la création, pour en prendre soin, pour témoigner de cette espérance.
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