Au seuil de l’année 2026, nous nous arrêtons et regardons en arrière. Nous avons franchi plusieurs passages : celui du solstice, celui de Noël, celui de la nouvelle année, celui de l’Epiphanie… Tous ces passages ont un point commun, celui du retour de la lumière – au sens propre comme au sens symbolique, et de l’ouverture au temps du Nouveau.
Mais comment faire advenir ce radicalement Nouveau dans nos vies ? Comment regarder en avant en choisissant l’amour plutôt que la peur ? Comment ne pas rester atterré par le poids des nouvelles et porter l’espérance contre toute espérance (Rm 4, 18) ?
“Dis une seule parole et je serai guéri·e” est une phrase que nous prononçons avant la communion. En fait de paroles, Dieu est un pourvoyeur infini… Il n’est qu’à ouvrir les yeux et regarder autour de soi. De toute part resplendissent les poèmes qu’il écrit et qui ne demandent qu’à être lus. Je faisais cette prière un jour au sortir d’un ermitage de la vallée de Riéti “Seigneur, je t’en prie, montre-moi un signe de ta présence !“. A l’instant même je fus bouleversée par l’exubérance de sa réponse. La nature, les êtres, le vent, la lumière, l’insecte, l’herbe qui se balance dans le vent, la vie autour de moi- Tout es signe, tout est parole… Toute sa Création nous parle de Lui, et Il nous parle à travers elle.
La contemplation de cette Parole sans cesse renouvelée dans la Nature peut être un puissant antidote au sentiment d’absurdité ou de vanité ambiante et nous ouvrir à de nouveaux possibles. Comme le firent les mages en suivant l’étoile dans la nuit, nous pouvons aussi nous mettre à l’écoute des signes visibles de l’invisible et trouver le chemin de la guérison en nous rendant plus disponibles à la beauté, à l’émerveillement, à la Vie. L’Epiphanie est la fête de la manifestation, de la révélation, celle de la divine royauté du Christ, mais aussi celle de son incarnation parmi nous, sur cette terre. Il n’est pas de Cieux plus proches que la Terre qui nous porte ! Tout est là. Sachons rendre grâce et louer ! Comme l’écrit André Gence « La vraie beauté n’est pas dans la nature, mais dans l’épiphanie du transcendant qui fait du lieu cosmique son rayonnement. »
Par cette lettre, toute l’équipe de Chrétiens Unis pour la Terre vous souhaite de trouver le chemin de votre étoile, de puiser dans la beauté de ce monde la force de regarder en face sa défiguration, de nourrir le désir d’en prendre soin et de se mettre en action. Nous vous souhaitons une année pleine de nouveaux possibles, d’élans créatifs, de partage, de joie et de réalisations collectives.
Christine Kristof et l’équipe de Chrétiens Unis pour la Terre

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